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Remise de diplômes

L'UL célèbre la remise des diplômes d'une nouvelle promotion d'étudiants de la FSEG (6e promotion) et de la FSP (7e promotion)

L'Université Libanaise (UL) a organisé la deuxième cérémonie de remise des diplômes pour les étudiants de la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion (6e promotion) et de la Faculté de Santé Publique (7e promotion), lors d'une cérémonie qui s'est tenue à l'amphithéâtre de la Forteresse de l'Indépendance à Rachaya.

Étaient présents à la cérémonie le vice-Premier ministre, Dr Tarek Mitri, le député Wael Abou Faour, le Recteur Bassam Badran, le président du comité exécutif de la Ligue des enseignants contractuels à temps plein, Dr Yehya Al Rabih, le doyen de la FSEG, Dr Sélim Mekdissi, le doyen de la FSP, Dr Elie Haddachiti, ainsi que la directrice de la FSEG - Section 6, la , Dr Randa Zeidan Mhanna, ainsi que le directeur de la FSP - Section 7, Dr Ihsan Ayoub, sans oublier des représentants des autorités religieuses, des institutions sécuritaires et militaires, des personnalités politiques, éducatives et communautaires, ainsi que les familles des diplômés.

La cérémonie a débuté par l’hymne national et l’hymne de l’université, suivis de deux discours prononcés au nom des diplômés par les étudiantes Queen Abou Abdo et Razan Abdelaziz Wehbe. Elle s’est poursuivie par une intervention de Dr Abdallah Al Tassa, au nom du Comité des amis du Complexe éducatif Kamal Joumblat, dans laquelle il a souligné que l’Université Libanaise constituait, pour de nombreuses familles libanaises, une véritable opportunité d’accéder à un enseignement universitaire de qualité , car c’est une université qui défend l’égalité des chances et la classe moyenne, ainsi que le droit pour un enfant de la campagne de rivaliser avec un enfant de la ville.

Il a ajouté : « La présence de l’Université Libanaise à Rachaya n’est pas un simple détail géographique, mais un choix de développement par excellence qui génère une dynamique économique et sociale et relie l’enseignement aux besoins de la région et au marché du travail. »

Le doyen Sélim Mekdissi a ensuite pris la parole pour souligner que cette remise des diplômes marque le début d’une nouvelle étape qui exige des diplômés qu’ils transforment les connaissances acquises en compétences, en productivité et en sens des responsabilités.

Il s’est adressé aux diplômés en ces termes : « Je ne vous dirai pas que le chemin qui vous attend est facile, car vous obtenez aujourd’hui votre diplôme dans un monde qui a beaucoup changé, et ce que nous apprenons aujourd’hui pourrait être dépassé dès demain… Emportez avec vous la capacité d’apprendre en permanence, car ceux qui réussiront dans les années à venir ne seront pas seulement ceux qui en savent le plus, mais ceux qui apprennent le plus vite, qui s’adaptent, qui posent des questions et qui osent changer de voie lorsqu’ils en découvrent une meilleure ».

De son côté, le doyen de la FSP, Dr Elie Hadchiti, a mis en avant la mission humanitaire et sociale dont sont porteurs les diplômés de la faculté, soulignant que leur responsabilité va au-delà de la réussite professionnelle pour s’étendre à la contribution à la construction d’une société plus saine, plus juste et mieux à même de relever les défis.

Il s’est adressé aux diplômés en ces termes : « Vous avez prouvé, dans les circonstances les plus difficiles, que vous étiez à la hauteur de vos responsabilités. Ne vous laissez donc pas intimider par les difficultés, ne transigez pas sur vos valeurs et, surtout, n’oubliez pas que vous êtes des diplômés de l’Université nationale… Cette université, malgré toutes les difficultés et tous les défis, a continué à remplir sa mission nationale et académique et a ouvert ses portes à des générations successives de Libanais… Soyez donc ses meilleurs ambassadeurs : portez votre diplôme avec fierté, exercez votre métier avec intégrité et gardez votre patrie dans vos cœurs, où que vous soyez ».

Le député Waël Abou Faour a ensuite pris la parole pour saluer la façon dont le Recteur Badran dirige l’Université Libanaise, soulignant que la démocratie dans l’éducation ne peut se réaliser sans décentralisation de l’enseignement.

Abou Faour a souligné que la décentralisation de l’enseignement avait offert des opportunités à tous ces diplômés et diplômées, leur évitant ainsi de devoir migrer vers les grandes villes, et leur permettant ainsi d’accéder à l’éducation tout en bénéficiant de perspectives d’emploi.

Abou Faour a critiqué ce qu’il a qualifié de vie nationale « grouillant d’esprits en colère et de voix qui ne voient que leur propre intérêt », soulignant que le choix du ministre Mitri de s’adresser aux diplômés et diplômées découlait de la nécessité de faire entendre des voix et des consciences nationales qui s’efforcent de trouver des approches nationales à toutes nos crises.

Abou Faour s’est adressé au Dr Mitri par un message de conclusion en ces termes : « Nous comptons sur cette université au sein des instances décisionnelles, car les Libanais n’ont que cette université, et celle-ci doit occuper la place qu’elle mérite dans l’esprit des décideurs au Liban. »

De son côté, le Recteur Badran a souligné que « Rachaya n’est pas simplement une ville, mais le témoignage que l’espoir peut naître au cœur même de la souffrance ; les diplômés portent dans leur esprit les outils de la réforme et dans leur cœur le pouls de la patrie, affirmant ainsi que le Liban est capable de se relever, quelles que soient les difficultés.

Le Recteur Badran s’est adressé aux diplômés en ces termes : « Aujourd’hui, vous quittez les bancs de l’université pour entrer dans un espace plus vaste où votre spécialité deviendra un outil de changement et où votre vision servira de pilier à la construction d’une société plus juste et plus humaine… L’économie et la gestion d’entreprise ne se résument pas à des calculs et à des chiffres ; ce sont l’art d’élaborer des solutions qui rétablissent l’équilibre économique et offrent une nouvelle chance aux gens. Quant aux sciences de la santé publique, elles ne constituent pas une simple profession, mais une mission de vie qui prend en charge l’être humain dans ses faiblesses comme dans ses forces, et qui place la dignité au cœur des soins ».

Il a ajouté : « Ce que vous portez aujourd’hui, c’est une double responsabilité : celle de prouver que l’Université Libanaise est capable d’être un phare en toutes circonstances, et celle de montrer que le savoir n’est pas un privilège individuel, mais un engagement collectif… »

Le Recteur Badran a souligné que l’Université Libanaise, qui compte plus de 350 000 diplômés, incarne le parcours d’une nation sûre, convaincue que la science est le fondement du progrès et de l’indépendance ; elle incarne l’histoire d’une université qui a formé des générations, accompagné les transformations du Liban et porté sa mission malgré toutes les difficultés ; elle incarne 75 ans de mission académique et nationale.

Il a ajouté : « Vos diplômes d’aujourd’hui ne sont pas de simples documents académiques, mais le prolongement du parcours d’une université qui s’est consacrée au service de la patrie et qui a prouvé qu’elle était un foyer rassembleur pour toutes les générations. Que cette coïncidence entre la remise des diplômes et le jubilé de diamant de l’Université Libanaise marque un nouvel engagement à continuer de porter le flambeau du savoir et à renforcer la place de l’Université Libanaise en tant que pilier de l’identité nationale et moteur du développement » .

Le vice-Premier ministre, Dr Tarek Mitri, a ensuite pris la parole pour souligner l’importance du savoir et de la culture dans la construction de l’État et de la société, affirmant que le Liban ne pourra retrouver sa santé qu’en investissant dans l’humain et en libérant les énergies et les compétences de sa jeunesse.

Dr Mitri a adressé un message aux diplômés, les invitant à « ne pas considérer l’avenir comme un sujet d’inquiétude, mais comme une opportunité d’initiative, d’action et de service à la patrie », soulignant que la connaissance et la responsabilité nationale constituent ensemble le fondement de tout véritable renouveau.

Il a ajouté : « Les difficultés qui nous entourent de toutes parts nous invitent à agir et à nous élever au-dessus des clivages et des politiques étroites qui suscitent la discorde et la division, créent des inimitiés et engendrent la haine. »

Dr Mitri a ensuite salué les efforts du Recteur Badran au sein de l’Université Libanaise, estimant que sa présence à Rachaya contribue à renforcer les liens d’unité, et considérant que la quête du salut du Liban relève de la responsabilité de tous, et que la responsabilité fondamentale aujourd’hui est de fortifier notre pays pour le préserver de l’occupation et des guerres destructrices, d’en prévenir les conséquences et de ne pas retomber dans les mêmes pièges.

La cérémonie a été ponctuée d’intermèdes musicaux interprétés par la docteure Laure Abs, accompagnée d’un groupe de la chorale de l’Université Libanaise. La remise de diplôme de la mère Hiba Fathi Katanani et de sa fille Mariam Ahmad Madalali, de la FSEG – Section 6, a également été célébrée.

À l’issue de la cérémonie, les diplômes ont été remis aux diplômées et aux diplômés.

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